Un chemin vers la Solidarité...

Ou comment un mec qui veut se sortir les tripes essaie de comprendre ce qu'il peut en faire, et pour quelles raisons, dans ce grand no man's land...

11 mai 2006

Réflexion diffuse...

Pars seul, un jour, et la soif de voyage te poursuivra, toujours...
Peur de rien. Dans quel but? Pour se contenir? S'autoflageller?
Casses-toi!
L'appréhension garde le rêve intact, stagné. Rester purement contemplatif ne construit rien. Quelle plus solide camisole que la frustration contenue et suffisante...
L'espoir ne possède-t-il pas comme condition première l'expérience? Existe-t-il une autre nourriture au rêve que l'assouvissement concret et motivé de celui-ci?
J'ai souvent entendu de la bouche d'anciens - que je considère comme sages, ou tout du moins éminemment plus que moi -, ces tournures impératives qui résonnent comme des leitmotivs: "Vis. Profites. Savoures. Ne perds pas de temps...".
N'accordons pas de viabilité aux regrets.

18 avril 2006





Un aperçu médiocre de la splendeur...

17 avril 2006


Une guelta, un lieu paradisiaque où de la Terre jaillit de l'eau, pure et fraîche. En plein désert...

On va essayer de poursuivre tout ça...

Je reviens. J'aurai voulu écrire, avant. Là-bas, pas le temps, pas l'envie...
Le désert.
J'ai donc vécu quatre semaines dans le Hoggar, un massif montagneux sorti de nulle part en plein Sahara. Territoire des nobles Touaregs. Où basaltes, feldspaths, quartzs et granits jonchent et s'amoncellent à leur guise afin de délimiter et nourrir les oueds et les gueltas.
La nature, puissante et implacable, dicte sa loi aux hommes. Nul ne l'amadoue, ne la dompte. Chacun l'écoute, la chérit, et vit au rythme de ses caprices.
On ne prend pas ce que notre Mère ne nous offre pas délibérément.
J'ai envie de pleurer au regard de la déloyauté et de la barbarie dont on a fait preuve ici. Orgueilleux imprudents que nous sommes.
L'Immense te ramène à ton essence.
Ces couchers de Soleil qui te clouent à ta montagne; celles d'en face qui daignent te dévoiler leur aura, à toi, chétif mortel. Les ombres s'étirent à n'en plus finir, comme autant d'esprits gardiens de sa Majesté. Un frisson orgasmique.
Et la nuit, ses milliards d'étoiles dans lesquelles tu entrevoies toutes choses, ce qu'elles acceptent de te montrer. Cette nuit et son obscure sensation de clairvoyance. Le corps y est opaque, l'esprit translucide.
Tes pensées sont pleines et sereines, mais jamais n'aboutissent: l'humilité purifie ta réflexion et la rend insatiable.
Comment prendre le temps d'aimer? Cette question qui te tambourine, t'obsède lorsque tu t'essouffles, submergé que tu es par les ronces du quotidien. J'ai trouvé!
Aimer, et en prendre le temps.
Se débarrasser des superflus qui te rongent, le temps, l'esprit et le coeur. Ce ne peut être que le fruit d'un long et passionné apprentissage.
Les éléments te ramènent à ta sensualité. La solitude épure tes fondamentaux. La survie dévoile ton être, ton moi face à la vie, ta place parmi les autres.

04 mars 2006

Tranche de vie

Et voilà, une petite halte dans un café-pub-brasserie rustico-parigo-chébram juste comme y faut. De quoi croiser du bobo à gogo! Un style de vie qui me fascine...
Je voulais juste me poser en amoureux avec une pinte bien fraîche pour avancer dans mon "NO LOGO" de Naomi Klein, histoire d'armer mon côté altermondialiste...
Et me voici à scruter et contempler cette faune énergique. Première impression: beaucoup de paraître. Trop pour moi en tout cas.
Là, j'hallucine. Discussions d'à côté: les caricatures de Mahomet, comme par un hasard bizarre en ce moment. J'ai donc tendu l'oreille.
Je vous la fait texto: "Moi je trouve qu'ils abusent. Dans ce contexte ils auraient pu éviter, quoi. Ils savaient à quoi s'attendre! Non?" L'autre demoiselle acquiesse. Au nom de la liberté d'expression de sa copine?...
Moi, dans ce contexte, je replonge dans mon bouquin.

Le Sahara J-2

J'erre dans paname avec mes 40 kilos réglementaires sur le dos. Je suis fatigué, j'ai pas dormi cette nuit, pas même dans le train.
Entre consulat et agence, je marche, déterminé. Mais à quoi?
Je réalise la chance que j'ai. Pas mon départ, il est tellement espéré...
J'ai le sentiment de partir à l'aventure, en chaouch vers l'inconnu. Beaucoup néanmoins de lucidité et de sérénité dans mon inconscience.
J'ai le vague à l'âme. Je pense trop à Elle. Je l'ai dans le coeur, dans la tête et dans les veines.
Quand ton soleil s'enfuit, tu pars le chercher où il est éternel. Où matin rime avec sourire et soir avec fête. Où la vie est et demeure amour et partage.
J'aime les gens, je le sais. Pourquoi? Trop compliqué, peu importe. J'arriverai au bout d'un rêve.
Combien de moment de solitude à survivre? Merde. Le moins possible, juste ce qu'il faut.
Se battre, se battre, toujours se battre...
Et donner! Et consommer... beaucoup... de sentiments.
Le désert. Sa charge de symboles, de mystères et de rêves. Son peuple profond, sincère et généreux. Ca me fascine autant que ça me dépasse.
Je vais apprendre. La vraie nature, la teneur des choses. La vie sans le carquoi de la bataille au profit. Me retrouver et dissiper le brouillard de mon existentialisme et de ma quête impulsive de l'Humain.
Mon chemin croisera sans doute celui d'intégristes et d'obscurantistes... mais celui de tellement d'autres! Je veux m'armer contre les préjugés, vivre leur défaite. Exacerber ma tolérance au quotidien, et cesser de conceptualiser une ouverture d'esprit qui ne rassure que toi-même et ne fait frissoner que ceux qui n'ont pas le temps comme toi de l'épanouir.
J'ai foi en l'Homme, le fondamentalement bon de chacun d'entre nous. Tous autant de gouttes de pluie denses sur cette terre aride d'espoir. Pleurez, pleurons de joie ou de tristesse, afin de fertiliser ce monde. Ne retenez rien. Lâchons tout. Et que le coeur des Hommes s'en nourrisse!
Des larmes d'espoir... Sagaies acérées de la liberté, hara-kiri sans concession de l'oppression.
Je verrais... Petit con ignorant d'occidental que je suis.

Makesskecé?

Ce blog est un parcours initiatique, à la fois mon journal de bord et mon exutoire.
Ne t'attends pas à y trouver des conneries, ce n'est pas mon objectif ici. Quoi que.
Je veux agir dans l'humanitaire. Pas ponctuellement, non. En faire mon mêtier.
J'ai besoin de traces pour avancer, pour acquérir la maturité nécessaire à l'élaboration d'un tel projet.
Ce blog n'est pas égocentré ou narcissique, mais simplement franc et sans pudeur. Il est destiné à tous ceux qui ont besoin d'un petit coup de pouce pour se sortir les doigts du cul... Si ça file un coup de main à ne serait-ce qu'un loulou, je suis heureux.
Je serai sincérement honoré de susciter des commentaires et je tâcherai autant que possible de répondre à chacun d'eux.
Merci donc si tu me lis.
Et merci aussi si ça te saoûle.